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    Du camp d'Idron à la Nouvelle Calédonie

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    Du camp d'Idron à la Nouvelle Calédonie Empty Du camp d'Idron à la Nouvelle Calédonie

    Message  BERNARD Jeu 25 Fév - 0:02




    LA COURSE AU SOLEIL DES ROUGES

    En 1974, la 2eme compagnie quitte son Camp d'Idron pour un long périple qui la mènera jusqu'en Nouvelle Calédonie

    Samedi 10 août 1974, midi : sur le tarmac, le Colonel vient nous faire ses adieux entre 2 averses et regarde s'envoler le DC8 de la C.O.T.A.M qui nous mène en Nouvelle Calédonie.

    Déjà dans l'avion les discussions vont bon train : qu'est-ce que tu vois ? où sommes nous ? ces questions alimentent la conversation pendant de nombreuses heures. ( 42 )

    Derrière moi la controverse est vive !
    Car au travers des nuages la rangée de droite assure voir la terre, et celle de gauche la mer.
    En fait les 2 ont raison , car nous remontons la côte Atlantique pour rejoindre le couloir aérien par lequel nous quitterons la France .

    Puis, la côte disparait et les yeux se plissent pour apercevoir des bateaux que seul leur sillage trahit.
    nous quittons la Manche pour survoler la Grande-Bretagne, à ma droite quelqu'un de philosophe découvre que d'en haut rien ne ressemble plus à un pays qu'un autre pays.

    Après un copieux repas, une petite sieste digestive, interrompue par la vigie qui signale des icebergs par l'avant ! ruée sur les hublots car de 10.000 mètres il est possible de voir la partie immergée .
    avec le temps les discussions s'apaisent . Nous allons bientôt à la découverte de l'Amérique. Après la baie d'Hudson et le Saint Laurent, cap sur Montréal qui nous apparait d'abord comme un immense plan d'eau où l'on aurait égaré une ville.

    une heure d'escale nous livre aux joies de la convertibilité du dollar US , du Dollar Canadien, et rares sont ceux qui y retrouvent leurs Francs.
    Redécollage, et notre course avec le soleil continue.

    si en France il est 19 heures, ici il n'est que 15 heures, aussi ne saurais-je dire à quelle heure nous survolons les Grands Lacs.
    Un seul adjectif pour les qualifier : GIGANTESQUES.
    Des lacs à l'échelle de ce continent qui défile sous nos ailes.

    Un repas plus loin, l'étendue grisâtre du grand lac salé, poste avancé du désert du Nevada et des Montagnes Rocheuses, amas de pics, de chaine, de canyons sortie tout droit d'un Western.
    D'ailleurs Hollywood n'est pas loin car un lourd nuage gris sale signale Los Angeles où nous ferons l'escale la plus désopilante, depuis la machine à timbres qui délivre d'abord des enveloppes puis un stylo, et qui consent enfin au 3eme dollar à délivrer les fameux timbres.
    Le bar ensuite, ici on peut conduire à 16 ans, mais pour boire de l'alcool il faut en avoir 21.
    3eme décollage, nous jetons un dernier regard à cette ville de 60 KM de long , sillonnée de nombreuses autoroutes, et nous nous apprêtons à dormir.

    Le Pacifique de nuit a raison de nous , et l'hôtesse nous réveille à Papeete.
    Certains profiterons de l'hospitalité du BIMAT pour récupérer, mais la terrasse du mess Sous-officiers retentira toute la nuit des échos des tournois de ping-pong.
    nous flânons un peu dans Papeete le matin et nous retrouvons bien vite notre avion.
    nous affrontons nos derniers milliers de KM . tout le monde guette l'apparition de la terre promise.

    Aurait-on fait un détour ? car ce que l'on découvre ressemble fort aux Rocheuses de Californie !
    Une île toute en crête et en talweg où nous crapahuterons bientôt.
    A la Tontoutia, le Capitaine nous reçoit, et nous faisons route vers le camp de Plum où nous entrons, noblesse oblige, aux accents du chant du Régiment.
    Peu après, une prise d'Armes en présence du Colonel commandant le BIMAT , marquait la passation de Commandement , et c'est aux ordres du Capitaine Brossard que nous rompons nos rangs.


    sunny


    Texte du Sergent Dupont
    BERNARD
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