Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
Septembre 2021
LunMarMerJeuVenSamDim
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930   

Calendrier Calendrier

Petites annonces

    Pas d'annonces disponibles.

    Marque-page social

    Marque-page social reddit  Marque-page social google      

    Conservez et partagez l'adresse de FORUM AAMCI LES CAMPS PARACHUTISTES sur votre site de social bookmarking

    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel

    Aller en bas

    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Empty Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel

    Message  BERNARD Mer 17 Mar - 19:15




    L'histoire du Mont Saint-Michel commence par une légende.


    Elle-même, étroitement liée à celle du Monte Gargano, dans les Pouilles (Italie) :
    Au début du VIIIe siècle, en 708, Aubert, évêque d'Avranches, suite à une apparition de l'archange Saint-Michel, reçoit l'ordre de construire un édifice dans lequel seraient loués les mérites de l'archange. Le pauvre évêque, croyant follir*, n'ose rien faire et décide d'attendre.

    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Mont_s10

    Une seconde fois l'archange lui apparaît, et Aubert doute toujours. Mais à la troisième apparition de l'archange plus aucun doute ne subsiste à l'esprit de l'évêque, car Saint-Michel, furieux de ne point avoir été écouté laisse à Aubert une preuve de son pouvoir: dans le crâne de l'évêque apparaît un trou circulaire. Mais l'évêque ne doit pas trop en souffrir, car il ne mourra que des années plus tard. Aujourd'hui le crâne d'Aubert est conservé dans la basilique d'Avranches. Cette histoire est-elle vraie ou fausse? Personne ne peut apporter la preuve qui fera pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Quoi qu'il en soit, l'évêque certain que ces visions n'étaient point à mettre sur le compte de la folie, entreprend les travaux commandés par l'archange. Il fait construire un petit oratoire en forme de grotte pouvant contenir une centaine de personnes. Il ne reste rien de cette construction sauf un mur visible dans l'une des salles de l'abbaye (Notre Dame sous terre). En 709, construction d'une petite église par Aubert.

    Pendant deux siècles des chanoines accueilleront les pèlerins, mais au fil du temps, ils délaisseront leur mission. Las de cette chose, le duc de Normandie, Richard 1er, décide de remplacer les chanoines par des moines bénédictins, venus de l'abbaye de Saint-Wandrille. Cela se passe en 966. C'est cette année qui est retenue comme celle de la fondation de l'abbaye. Les bénédictins sont de grands bâtisseurs. Ils font construire une église et quelques bâtiments. Les pèlerins affluent, de plus en plus nombreux, et la renommée du Mont Saint-Michel ne tarde à être connue de par tout le royaume. Par temps de brouillard, de nombreux pèlerins se perdent sur les grèves et périssent noyés. De plus, les lises, sortes de sables mouvants, ensevelissent les imprudents qui s'aventurent dans la baie sans l'aide d'un guide. Le Mont est alors appelé Mont Saint-Michel au Péril de la Mer.

    Au pied de l'abbaye, une petite ville se construit. Les maisons, pour la plupart en bois, servent à accueillir les pèlerins. Dès le début du millénaire, le métier d'hôtelier existe donc au Mont Saint-Michel. Au sommet du rocher, les moines, quant à eux, ne perdent pas leur temps, grâce à de nombreux dons, ils bâtissent une vaste église et plusieurs bâtiments annexes : un réfectoire (lieu où les moines prennent leurs repas), un dortoir (lieu où ils dorment), une salle de travail, un promenoir (lieu de détente), une aumônerie (lieu où les pauvres sont reçus et reçoivent l'aumône qui consiste souvent en un léger repas).Quand le duc de Normandie Guillaume le Conquérant décide d'envahir l'Angleterre, il demande son aide à l'abbé du Mont. Celui-ci fait armer quatre bateaux. Après la victoire d'Hastings, Guillaume en signe de reconnaissance fera don de plusieurs territoires Anglais à l'abbaye. En un siècle, l'abbaye s'est considérablement enrichie et agrandie. Mais en ce début de XIIe siècle, les malheurs vont se succéder. En 1103, le côté nord de la nef de l'église s'effondre. Dix ans plus tard, un incendie se déclare dans une maison de la ville. Le feu se propage de maison en maison et finit par atteindre l'abbaye. Moins de vingt ans après cette catastrophe, un nouvel incendie enflamme de nouveau l'abbaye. Cette fois, s'en est trop pour les moines, qui se relâchent et ne font plus sérieusement leur office.

    Pourtant un homme parvient à lui seul à redonner à l'abbaye son éclat antérieur: Robert de Thorigny, élu abbé en 1154. Diplomate, il parvient à réconcilier le roi de France avec le duc de Normandie. Erudit, il acquiert un nombre important de livres (les livres à cette époque ont beaucoup de valeur) et en écrit quelques-uns. Bâtisseur, il fait construire plusieurs bâtiments, dont une plus vaste aumônerie, pour accueillir plus de pèlerins. A sa mort, l'abbé Robert de Thorigny laisse une abbaye plus puissante, plus riche et totalement revitalisée au niveau spirituel. Dès le début du XIIIe siècle, le duc de Normandie et le roi de France entrent en guerre. Les Bretons, alliés pour l'occasion au roi de France, montent une armée et marchent vers le Mont qu'ils enflamment. En 1204 la Normandie est rattachée au royaume de France.

    Le roi de France, Philippe-Auguste, pour dédommager le monastère du préjudice causé par les Bretons, alloue une forte somme d'argent à l'abbaye. Cet argent est immédiatement investi dans la construction de la Merveille. La construction de ce bâtiment, sur un terrain aussi peu propice (le terrain est en pente), est un véritable tour de force. En 1228, le cloître, sommet de l'édifice, est achevé. Très peu d'évènements viendront marquer le reste du XIIIe siècle, les abbés se succèdent, tous apportent leur marque dans la construction du Mont : pour remplacer l'ancienne palissade en bois, des tours et des remparts sont construits, les logis abbatiaux sont également bâtis durant cette période. Au début du XIVe siècle commence la guerre dite, de Cent Ans. L'abbaye perd la totalité de ses revenus provenant de ses prieurés Anglais. En 1356, les Anglais s'emparent de Tombelaine et prennent pour cible le Mont Saint-Michel. Le chevalier Du Guesclin est nommé chef de la garnison du Mont. A la tête de ses troupes, il remporte victoire sur victoire et éloigne pour plusieurs années la menace Anglaise. Pierre le Roy est élu abbé en 1386, conscient du danger que représentent les Anglais, il décide de construire de nouvelles défenses pour l'entrée de l'abbaye. La tour Perrine, la tour des Corbins et plus particulièrement le Châtelet donnent à l'entrée du monastère une défense infranchissable. Les Anglais, après une période de répit, reprennent l'offensive et, après la défaite du roi de France à Azincourt, plus rien ne semble pouvoir les arrêter. Robert Jolivet le nouvel abbé, organise, grâce à de nombreux impôts, la construction des remparts afin de protéger la ville qui devient elle-même une protection pour l'abbaye.

    En homme prévoyant, il fait construire une citerne pour alimenter en eau douce les moines, les soldats et les habitants du Mont. Quand Rouen, capitale de la Normandie, tombe aux mains des Anglais, toute la région, sauf le Mont Saint-Michel, est occupée par les Anglais. Devant tant de puissance, l'abbé Robert Jolivet abandonne son monastère et propose ses services au roi d'Angleterre. En 1424, les Anglais assiègent le Mont, mais l'aide de l'abbé est inutile. Il a si bien conçu le système défensif de la ville que rien ne parvient à l'ébranler.

    Les Montois (nom donné aux habitants du Mont) parviennent même, par quelques attaques éclair, à décourager les Anglais. En 1425, après avoir subi une défaite plus cuisante que les autres, les Anglais se replient.

    Après cette victoire, malgré les menaces qui pèsent toujours sur la région, les pèlerins affluent au Mont pour rendre hommage a l'ultime défenseur du royaume : l'archange Saint-Michel. En 1433, un incendie ravage une partie de la ville, les Anglais, voulant profiter de cette occasion, regroupent leur armée et préparent l'attaque. En 1434, les Anglais se ruent sur le Mont Saint-Michel, une bataille sanglante s'en suit. Les Anglais parviennent à faire une brèche dans le rempart et pénètrent dans la ville, en criant déjà victoire. Heureusement, le capitaine du Mont réorganise ses troupes et contre-attaque si puissamment que les Anglais prennent la fuite, en abandonnant deux bombardes. La victoire des troupes Montoises redonne confiance aux armées Françaises et, sur tout le territoire, les Anglais reculent. La bataille de Formigny, en 1450 apportera finalement la paix à la Normandie.

    Comme nous venons de le voir, Louis XI institua l'ordre des Chevaliers de Saint-Michel ! Ce roi, très pieux, se rendit quatre fois au Mont. Lors de son dernier passage, il demanda l'installation de la cage de fer. Le Mont Saint-Michel devient ainsi une prison. A partir de 1523, les moines n'élisent plus leur chef. C'est le roi, en personne, qui désigne le nouvel abbé : cela s'appelle la commende. Généralement, cet abbé n'est pas un ecclésiastique, et il se fait souvent nommer pour profiter des revenus de l'abbaye. Les moines, à partir de cette date, ne trouvent plus de motivation dans leur vie spirituelle et, bien que les pèlerins soient toujours aussi nombreux, ils délaissent l'abbaye. Les moines, qui furent jusqu'à soixante, sous la prélature de Robert de Thorigny, ne sont plus que treize, en 1580. En 1591, la menace, effrayante, de la guerre de religion se rapproche du Mont Saint-Michel. Les protestants veulent prendre l'abbaye. Sous les ordres de Montgomery, un groupe d'hommes se rapproche de nuit, jusqu'au pied de l'abbaye. Là, pensant obtenir l'aide d'un soldat ennemi, acheté quelques jours auparavant, ils attendent que celui-ci les hisse à l'intérieur de l'édifice. Et, de fait, les protestants se retrouvent bientôt à plus de quatre-vingts dans le monastère. Montgomery, étonné de n'entendre aucun bruit de bataille à l'intérieur, demande à l'un de ses plus fidèles soldats de monter. Arrivé dans le cellier, ne voyant aucun des siens, il comprend le stratagème et hurle pour prévenir son chef "Trahison, Trahison !" Entendant cela, les protestants s'enfuirent, laissant derrière eux quatre-vingt-dix- huit des leurs.

    En 1594, la foudre tombe de nouveau sur le clocher de l'abbaye. La flèche est complètement détruite et une partie de la charpente de l'église est réduite en cendre. L'abbé refuse de faire entreprendre les réparations, ce n'est que quinze ans plus tard que clocher est reconstruit. Les abbés qui se désintéressent de leur abbaye, les pèlerins qui viennent moins nombreux, et la lassitude des moines sont les causes d'un grand bouleversement au Mont. En 1622, les moines sont remplacés par neuf moines Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur (des Mauristes). Ces religieux, sont extrêmement cultivés. Désirant faire partager leur savoir, ils ouvrent une école où une dizaine d'élèves suivent des cours. Malheureusement, les Mauristes sont de piètres bâtisseurs. Au lieu de réparer les trois travées de la nef de l'église, qui menaçaient de s'effondrer, ils les démolissent. A la place du trou laissé, ils construisent une façade d'un style plutôt laid.

    L'élan apporté par les Mauristes sera de courte durée, car, le système de la commende ruine l'abbaye. Les revenus du monastère s'effondrent, et les moines s'endettent. La précarité de l'abbaye est grande, la Révolution achève sa ruine. En 1790, les moines sont chassés de l'abbaye. Tous les biens sont vendus en 1792. Avec la Révolution, le Mont Saint-Michel devient une véritable prison. A partir de 1792, trois cents prêtres sont enfermés dans les murs de l'abbaye. Ils seront libérés en 1799. A leurs suites seront internés des forçats. Toutes les salles de l'abbaye sont transformées en ateliers. Les prisonniers seront jusqu'à sept cents à travailler dans ces pièces. Aussi, pour augmenter la surface utilisable, un plancher sépare l'église abbatiale. L'administration pénitentiaire délaisse totalement l'entretien des bâtiments et, en 1817, l'ancienne hôtellerie, bâtie durant le règne de Robert de Thorigny, s'effondre.

    En 1834, un incendie se déclare dans l'église abbatiale, transformée en atelier à chapeaux. La toiture est détruite et les travaux de réparations sont trop modestes, par rapport à l'ampleur des dégâts. Chaque jour, l'abbaye s'enlaidit un peu plus. Heureusement, des hommes célèbres, principalement des écrivains (Hugo, Flaubert... ), affligés par un tel désastre, font pression sur le gouvernement. Enfin, en 1863 la prison est supprimée. L'abbaye est louée à l'évêque de Coutances. Des moines habitent de nouveau l'abbaye. Les pèlerins reviennent animer le Mont Saint-Michel. Les hôtels, restaurants et magasins de souvenirs ouvrent de nouveau leurs portes à des visiteurs de plus en plus nombreux.

    L'abbaye, qui menace ruine de toute part, est classée au registre des monuments historiques en 1874. Les moines sont de nouveau expulsés, mais cette fois pour une cause juste. L'architecte Edouard Corroyer est nommé pour entreprendre les travaux de restauration. C'est sa servante, Annette Poulard, qui est à l'origine de la fameuse omelette, toujours très prisée aujourd'hui. Les travaux de restaurations donnent au Mont Saint-Michel son apparence actuelle, quand, en 1898, la flèche est achevée. Lors de la célébration du millénaire du Mont, en 1966, des moines ont formé une petite communauté. Installés dans les logis abbatiaux, ils demeurent depuis à l'année sur l'îlot. La ville quant à elle accueille un flot constant de visiteurs, 3 millions par an, et c'est aussi un peu grâce à cela que le Mont Saint-Michel est aujourd'hui ce qu'il est.




    Reynald GUYON

    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel 111




    Dernière édition par BERNARD le Mer 17 Mar - 19:40, édité 2 fois
    BERNARD
    BERNARD

    Messages : 32
    Points : 78
    Date d'inscription : 29/01/2021
    Age : 61
    Localisation : Brive

    Revenir en haut Aller en bas

    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Empty La ligne sacrée de Saint Michel

    Message  BERNARD Mer 17 Mar - 19:36




    Selon la légende, la ligne sacrée représente le coup d’épée que l'archange asséna au diable pour le renvoyer en enfer.

    Une mystérieuse ligne imaginaire unit entre eux sept monastères, de l’Irlande jusqu’en Israël.
    Simple coïncidence ? Ces sanctuaires sont très éloignés les uns des autres, mais parfaitement alignés. La ligne sacrée de saint Michel archange serait, selon la légende, le coup d’épée que le saint asséna sur le diable pour le renvoyer en enfer.

    Quoi qu’il en soit, le parfait alignement de ces sanctuaires est surprenant : les trois sites les plus importants – le Mont-Saint-Michel en France, l’abbaye Saint-Michel–de-la-Cluse et le sanctuaire du Mont-Gargan en Italie – sont équidistants. Un avertissement du saint afin que les lois de Dieu soient toujours respectées et que les fidèles restent sur le droit chemin. Par ailleurs, cette ligne sacrée s’aligne parfaitement avec le soleil levant du solstice d’été.

    1) SKELLING MICHAEL
    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Saint_15

    La ligne commence en Irlande, sur une île déserte, là où l’archange Michel serait apparu à saint Patrice pour l’aider à délivrer son pays du démon. C’est ici que se trouve le premier monastère, celui de Skelling Michael(« Le Rocher de l’archange Michel »).

    2) SAINT MICHEAL’S MOUNT
    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Mount10

    La ligne se dirige ensuite vers le Sud et s’arrête en Angleterre, au St. Michael’s Mount (« Mont Saint-Michel »), une petite île dans les Cornouailles, accessible à marée basse. À cet endroit-même saint Michel aurait parlé à un groupe de pécheurs.

    3) LE MONT-SAINT-MICHEL
    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Msm10

    Puis la ligne sacrée se poursuit en France, sur une autre île célèbre, le Mont-Saint-Michel, où l’archange Michel serait également apparu. La beauté de son sanctuaire et de l’immense baie qui l’entoure sur la côte normande, en fait l’un des sites touristiques les plus visités de toute la France. Il est inscrit au patrimoine de l’Humanité de l’Unesco depuis 1979. Déjà au temps des Gaules, ce lieu était imprégné d’un fort mysticisme, puis en 709 l’archange apparut à l’évêque d’Avranches, sai nt Aubert, à qui il demanda de construire une église dans le rocher. Les travaux commencèrent mais ce n’est qu’en 900, avec les moines bénédictins, que l’abbaye fut construite.

    4) L’ABBAYE SAINT-MICHEL-DE-LA-CLUSE
    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Saint_16

    À 1000 kms de distance, à l’entrée du Val de Suze, dans le Piémont (Italie), se dresse le quatrième sanctuaire: L’abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse (en italien Sacra di San Michele). La ligne droite unit ce lieu sacré au reste des monastères dédiés à saint Michel. La construction de l’abbaye commence vers l’an 1000, mais lui seront ajoutées de nouvelles structures au fil des siècles. Les moines bénédictins l’ont développée en lui ajoutant aussi une dépendance pour loger les pèlerins parcourant la voie Francigena, réseau de routes et chemins empruntés par les pèlerins venant de France.

    5) SANCTUAIRE DE SAINT-MICHEL-ARCHANGE
    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel 00112

    Mille kilomètres plus loin, la ligne franchit les Pouilles et l’on tombe sur le Gargan, où une caverne inaccessible est devenue un lieu sacré : le Sanctuaire de Saint-Michel-Archange. La construction du site remonte à l’an 490, année de la première apparition de saint Michel à saint Laurent Maiorano, l’évêque local.

    6) MONASTERE DE SYMI
    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Symi10

    Puis de l’Italie, la ligne sacrée de saint Michel arrive au sixième sanctuaire, en Grèce, sur l’île de Symi: le monastère orthodoxe de l’archange Michel « Mixalis » abrite une effigie du saint de 3 mètres de haut, une des plus grandes au monde.

    7) MONASTERE DU CARMEL
    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Haifa10

    La ligne sacrée se termine en Israël, au Monastère du Mont-Carmel à Haïfa. Ce lieu est vénéré depuis l’Antiquité et sa construction, comme sanctuaire chrétien et catholique, remonte au XIIe siècle.




    Article traduit de l’italien par Isabelle Cousturié.


    BERNARD
    BERNARD

    Messages : 32
    Points : 78
    Date d'inscription : 29/01/2021
    Age : 61
    Localisation : Brive

    Revenir en haut Aller en bas

    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Empty Saint Michel

    Message  BERNARD Mer 17 Mar - 19:42




    SAINT MICHEL


    5 juin 1944. Les hommes du 2e régiment de chasseurs parachutistes/4e régiment du special air service (2e RCP/4e SAS) se préparent à sauter sur la Bretagne occupée.


    Le Mont Saint Michel, la ligne sacrée, Saint Michel Saint_10


    L’aumônier du régiment remet alors à chaque parachutiste une petite médaille à l’effigie de Saint-Michel, l’archange venu du ciel pour terrasser le dragon, représentation biblique de Satan.

    Parachutés le 6 juin, les hommes du 2e RCP rejoignent les 3000 résistants du maquis de Saint-Marcel, un petit village du Morbihan. Repliés dans la campagne bretonne, les SAS adoptent la tactique de guérilla des maquisards et harcèlent l’ennemi à chaque occasion favorable. Dans la dureté des combats pour la Libération, le médaillon de Saint-Michel devient leur signe de ralliement.

    En février 1945, l’aumônier du corps français de l’Air propose que Saint-Michel devienne le saint-patron de tous les parachutistes. L’idée est reprise en 1948 par le Père Jego, aumônier des troupes aéroportées. Lors de la célébration d’une messe devant un bataillon parachutiste en partance pour l’Indochine, il termine son homélie par ces mots : « Et par Saint-Michel, vive les parachutistes ».

    L’idée s’impose et le 29 septembre 1949, ( 1948 ) en pleine guerre d’Indochine, la première Saint-Michel est célébrée en la cathédrale d’Hanoï (Vietnam) devant les hommes du 3e bataillon colonial de commandos parachutistes, du 1er régiment de chasseurs parachutistes et du 1er bataillon étranger de parachutistes.

    Fêtée depuis par tous les régiments parachutistes de l’armée de Terre, la Saint-Michel est l’occasion de se rassembler, toutes armes confondues, autour des valeurs et des traditions propres à la spécialité parachutiste.

    Après la guerre les parachutistes français étaient toujours à la recherche d'un saint patron protecteur. Si la deuxième guerre mondiale était finie, ce n'est pas pour autant que les conflits armés avaient cessé, ils se poursuivaient notamment en Indochine où la France était directement engagée.

    Fondement historique et liturgique du patronage de saint Michel ( par Traditions Monastiques )
    Un bataillon devait partir pour l'Extrême Orient et à la fin de la messe saint Michel fut publiquement invoqué. Du coup l'idée germa parmi les aumôniers et ils se mirent au travail pour constituer un dossier exposant les fondements historiques et liturgiques de ce choix. Les témoignages dans la sainte Ecriture, la place de saint Michel dans la liturgie et les nombreux sanctuaires dédiés à saint Michel (Mont saint Michel, Mont Gargan) prouvent abondamment que cet archange est le patron idéal pour les parachutistes :

    - il est invoqué dans la liturgie comme notre protecteur dans les combats : "saint Michel Archange, défendez-nous dans les combats !", chantons-nous au graduel de sa messe.

    - il est le soldat de Dieu : saint Michel est surtout connu pour son combat victorieux contre Satan et les anges rebelles comme le raconte le livre de l’Apocalypse. Mais dans d’autres livres sacrés, il est fait aussi allusion à saint Michel Archange : dans le livre de Daniel, l’épître de saint Jude, où saint Michel joue le rôle de protecteur auprès du peuple hébreux.

    - Il vient du ciel. La sainte Bible parle d’un grand silence qui se fit dans le ciel : cela rappel ce grand silence que les paras éprouvent lorsque sautant, ils se trouvent dans les airs entre le bruit assourdissant des moteurs de l’avion et le fracas des batailles.

    saint Michel devient le patron des parachutistes
    Un guerrier venant du Ciel, qu'y a-t-il de mieux comme saint Patron pour les parachutistes ?

    Ce travail de recherche fut surtout mené par le Père Casta alors jeune aumônier des parachutistes. Une fois le dossier bouclé, il fut soumis à la hiérarchie, et cela aboutit l'année suivante à la première cérémonie officielle où l'Archange saint Michel fut célébré comme le patron des parachutistes. Cet évènement eut lieu le 13 juin 1948 à la cathédrale d'Hanoï. La guerre d'Indochine rendait urgent ce besoin d'un saint Patron pour les parachutistes.

    La première médaille officielle de saint Michel

    A cette occasion une médaille en argent massif fut frappée sous la direction du Père Casta. Cette médaille religieuse, de forme rectangulaire, représentait saint Michel avec les ailes déployées terrassant le démon et en arrière plan, trois parachutes ouverts. Pour la petite histoire, la fabrication de ces médailles put être payée grâce au butin pris sur l'ennemi lors de l’opération Léa à Bac Kan, menée par les parachutistes eux-mêmes. On n'est jamais mieux servi que par soi-même.




    Ô, Michel, Ange des paras,

    Arme nos cœurs de hardiesse,
    Conduis nos pas joyeux
    Aux vastes bois tout plein de Dieu,
    Guide-nous dans les durs sentiers
    Et garde-nous de nos détresses,

    Ô, Michel, Ange des paras,
    Arme nos cœurs, de hardiesse.

    Ô, Michel, Ange chevalier,

    Lave nos cœurs de nos rotures,
    Fais-nous loyaux et droits
    Et valeureux en tes tournois,
    Pour servir fais nous être prêts,
    Et défend-nous de tout parjure,

    Ô, Michel, Ange chevalier,
    Lave nos cœurs, dans l’onde pure.

    Ô, Michel, Ange des guerriers,

    Arme nos cœurs de sainte audace,
    Ta main vengea les cieux,
    Arrache-nous des camps peureux,
    Laisse-nous résolus et fiers,
    Sangle nos chairs dans les cuirasses,

    Ô, Michel, Ange des guerriers,
    Arme nos cœurs, de sainte audace.


    MINDEF


    BERNARD
    BERNARD

    Messages : 32
    Points : 78
    Date d'inscription : 29/01/2021
    Age : 61
    Localisation : Brive

    Revenir en haut Aller en bas

    Revenir en haut


     
    Permission de ce forum:
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum