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    D'Idron nous allions parfois à la Courtine

    2 participants

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    D'Idron nous allions parfois à la Courtine Empty D'Idron nous allions parfois à la Courtine

    Message  Rapace Mer 3 Fév - 19:49



    Quand la vie a fichu le camp de La Courtine

    Au temps des conscrits 1999, une dernière classe fait son service militaire. Une dernière classe et puis s’en va. La quille définitive pour le traditionnel service militaire. À La Courtine, le camp s’est vidé d’un coup. La vie aussi dans ce petit bourg du sud creusois. Mais pas les têtes encore pleines de souvenirs.

    D'Idron nous allions parfois à la Courtine La_cou10


    «Quand Jacques Chirac a annoncé qu’il supprimait le service militaire, ça a été une catastrophe pour La Courtine, se souvient Jean-François Faugeron. La plupart des commerçants d’ici fournissaient le camp : il y avait 3.000, 4.000 personnes là-bas quand il y avait deux, trois régiments… »

    Et d’un seul coup, tout s’est arrêté ou presque. « Le jour et la nuit », poursuit cet ancien marchand de vins et limonadier qui, avec son autre collègue du bourg, fournissait 6.000 bouteilles par jour au camp. « Tant qu’il y avait le service militaire, La Courtine nous suffisait. Après, il a fallu aller chercher de la clientèle ailleurs. » Et il ne fut pas le seul. « Le primeur, l’épicier, le boulanger… Le colonel Lecoq, il faisait travailler tous les commerçants. »

    « L’armée, c’était le Club Med »
    Le colonel Lecoq habite toujours à La Courtine. Presqu’un enfant du pays, ce gars du Nord. Dans ce camp, il a tout connu : le quotidien du soldat engagé au début des années 60, les promotions qui l’ont mené ensuite à Paris et à Bordeaux avant le retour au pays de son épouse au début des années 80… L’homme est un militaire dans l’âme. À 77 ans, les yeux brillent ou larmoient en déroulant une carrière entamée par les fameux trois jours à Cambrai. L’armée ? Une évidence pour celui qui voulait « être en groupe », aimait « le cadre militaire et les choses ordonnées ». Une famille presque pour ce sportif acharné. « L’armée, c’était le Club Med. On est tous égaux à l’armée. C’est l’idéal. »

    Ne lui parlez donc pas de quille : le mot lui fait encore grincer les dents. Quant aux derniers jours du service militaire… « De mon temps, le service militaire, c’était des dizaines de kilos sur le dos à marcher pendant 40, 50 km. On dormait en pleine forêt. Dans les années 80 et 90, c’était plus la même chose. On faisait une sortie, il pleuvait, il y en avait la moitié à l’infirmerie. On ne parlait plus aux jeunes comme on nous avait parlé à nous. C’était plus la même mentalité. Sans doute que les appelés étaient devenus moins cons, moins Cro-Magnon que nous. Mais aussi plus récalcitrants, plus vulnérables. »

    Mais pas moins attachants. Oui, « plus fragiles moralement et physiquement » mais aussi « plus intellectuels que nous à l’époque » : ces « pioupiou », ces appelés de la dernière génération étaient « des gars merveilleux. J’avais beaucoup d’estime pour eux. Mais il fallait s’intéresser à eux. Parce qu’ils étaient plus vulnérables justement. Il fallait être aux aguets. »

    « Ah, encore un pistonné »
    De quoi signer la fin du service militaire d’alors ? Sans doute pas. « Mais on était arrivé à un moment où les armements demandaient des formations spécifiques et très coûteuses. Investir pour un jeune qui fout le camp douze mois après… Au fil des années, il y avait eu un essoufflement dans les engagements, poursuit celui qui a achevé sa carrière au camp militaire de La Courtine. Et puis, il y a eu ce grand tournant dans les années 90. Le service militaire est devenu impossible à gérer avec les DIA ( Décision individuelle d’affectation ) : les gars, ils allaient voir leur député pour aller à tel ou tel endroit. »

    Des pistonnés, quoi… Ça pourrait faire sourire Jean-François Faugeron. Ce Courtinois a fait son service militaire dans les années 70 à… La Courtine. « Quand je suis arrivé, le capitaine m’a dit : “Ah, encore un pistonné”. J’ai répondu : “Ah non, mon capitaine, moi, c’est le curé”. À l’époque, tous les gamins de La Courtine faisaient le service ici. Jacques Chirac était président du Conseil général de la Corrèze, ils allaient tous le voir. »



    SNU : « C’EST MIEUX QUE RIEN… »

    Le nouveau service national universel ? « C’est mieux que rien mais comment voulez-vous inculquer à quelqu’un les notions de fraternité, de camaraderie, de solidarité en quinze jours ? C’est pas possible, estime le colonel Bernard Lecocq. Selon moi, un service militaire de six mois, ça serait merveilleux. Ça serait aussi une échappatoire pour certains jeunes. Moi, l’armée m’a permis d’apprendre et de passer plein de concours. Sans l’armée, je n’aurais pas eu toutes ces promotions. » photos pascal dacasa

    en ce temps-là…
    Jean-François Faugeron et Babette Chassergue ont tous deux connu la grande époque de La Courtine. Pas celle des 129 cafés dans le bourg en ces temps « où les cafés faisaient presque tous blanchisserie puisque l’armée n’en avait pas » mais celle « où il y avait encore tous les commerces ici », raconte Jean-François Faugeron. Dans les années 70, « il y avait encore 40 cafés ici ». Babette Chassergue se souvient de ce « grand bazar qui vendait des quilles, des écussons ». De ces prostituées aussi que « les gars, le soir, ramenaient dans les jeeps pour les faire rentrer dans le camp ».

    Animées en soirée, les rues de La Courtine l’étaient tout autant la journée : « Il y avait 1.400 habitants ici, aujourd’hui, on est à combien ? 600 à peu près, poursuit Jean-François. L’armée n’a pas complètement disparu mais c’est l’armée de métier aujourd’hui : leur salaire, ils le gardent. Déjà, au début des années 80, quand on a perdu le collège, les officiers et les sous-officiers qui avaient des enfants sont partis vivre à Ussel. Aujourd’hui, d’ailleurs, le grand coup de commerce, c’est Ussel qui en bénéficie. Il y a des supermarchés là-bas. Alors qu’avant, le militaire, quand on lui donnait des sous, il allait les dépenser dans les bistrots. » Et si le camp militaire faisait vivre les commerçants, il faisait aussi vivre tous les jeunes du village : « Il y avait 150 emplois, les jeunes travaillaient là, ils n’avaient pas besoin d’aller ailleurs. »

    Les plus belles années de La Courtine ? Sans conteste, pour Jean-François et son épouse, c’était « au début des années 60 quand les troupes hollandaises et allemandes sont venues en manœuvre : 6.000 hommes en juillet et août. Tous les soirs, ils étaient dans la rue. À cette époque, on appelait La Courtine la ville Moulinex. C’est à ce moment-là qu’il y a eu les premiers moulins à café et en Hollande, ils n’en avaient pas. Alors, ils en voulaient tous un : l’électricien en avait fait venir tout un wagon ».
    l’hébergement universitaire situé de l’autre côté de la cour. « Il y a quelque temps, c’était une cantine », précise-t-il.

    Les souvenirs d’une époque révolue, d’avant 1999. Celle où le CSN était une mini-caserne militaire de 70 hommes. Il s’appelait alors le Centre de sélection numéro 4 (CS4), et accueillait 7.000 Limousins chaque année pour les trois jours de sélection au service militaire. En 1995, Jérôme est de la partie. À l’issue des tests, il est affecté en soutien de la direction du renseignement de Paris pour dix mois. « C’était un esprit de cohésion, de camaraderie et un véritable brassage social », sourit-il. « Pour un provincial comme moi, découvrir Paris à 18 ans était dingue. Pour la première fois, je me retrouvais coupé de ma famille. Ce fut un enrichissement culturel important. »

    Jérôme se saisit de cette opportunité pour passer le concours d’entrée au ministère des Armées. « J’ai été engagé en tant que personnel civil. » Après quinze ans dans la capitale, il finit par retourner dans son Limousin natal.

    Au CSN de Limoges, donc, dans le seul bâtiment de la cour de l’ancienne caserne qui n’a pas été vendu par l’Armée. Avec Jérôme, ils y sont une vingtaine à organiser la Journée défense et citoyenneté (JDC) en Dordogne et Limousin. La principale mission du CSN. Sur divers sites des quatre départements, ils accueillent 12.000 jeunes par an.

    Jérôme en est l’un des animateurs. « Pour les jeunes, la JDC est le dernier lien existant entre Armée et Nation. »

    il se souvient

    Bernard Montibus, le directeur du centre du Service national universel lancé en juin dernier à Felletin, se souvient de son service militaire. « J’ai été incorporé en octobre 1974. J’avais à peine 20 ans. J’ai fait mes trois jours au centre de sélection de Limoges. Je me souviens d’un rituel un peu particulier en arrivant : systématiquement, on passait à la douche. Après, on passait toute une batterie de tests médicaux et autres. Cela permettait de voir le niveau d’études de toute une classe d’âge et de mettre ainsi le doigt sur l’illettrisme et l’analphabétisme. Puis j’ai reçu un billet de train pour Angers, où un bus de la caserne nous attendait. On passait direct chez le coiffeur.

    On faisait nos classes pendant deux mois : on apprenait à marcher au pas, le tir et on avait droit à toutes les piqûres qui, parfois, nous rendaient bien malades. » Permissions, gardes à monter, quille, paquetage : autant de termes qui lui sont familiers. Lever à 6 heures, lit au carré, armoire rangée, corvées, rapport, montée des couleurs : autant de souvenirs dont il n’a gardé que le meilleur. « Ça m’a permis de rencontrer des camarades de tous horizons, de tisser des liens. L’uniforme mettait tout le monde sur un même pied d’égalité.

    J’en ai gardé aussi une certaine rigueur et du respect pour l’autre. Pour résumer, je dirais que c’est une année où l’on doit prendre conscience de nos droits et de nos devoirs. » C’est d’ailleurs l’un des objectifs que s’est fixé ce proviseur retraité en prenant la direction du centre SNU de Felletin. Avec des journées au carré pour les 198 jeunes volontaires qu’il avait plus sous son aile que sous ses ordres et qui ont déjà dû apprendre à décrocher de leur portable. Mais qui, en quinze jours, ont eu un aperçu de cette mixité sociale tant vantée et d’une certaine « militarité ».

    Jean-Michel Aphatie vient à Brive avec Mon service militaire. S’il en est un qui n’est pas nostalgique de l’arrêt de la conscription, c’est bien Jean-Michel Aphatie.

    Le journaliste politique, qui officie désormais en tant qu’éditorialiste sur LCI, vient de publier Mon service militaire . Un récit qui court sur deux cents pages et plonge le lecteur dans le quotidien des années soixante-dix au Pays Basque rural, dans les pensées de celui qui est encore le fils de l’épicier du village, à Viodos (Pyrénées-Atlantiques).

    À l’aube de ses 19 ans, le jeune Jean-Michel se retrouve confronté à la réalité du service militaire. Sans dévoiler ce qu’il adviendra de ses tentatives de se faire réformer puis de partir, avec la marine, jusqu’à Tahiti, son témoignage offre une série d’instantanés de la vie d’un troufion, teintés d’ironie.

    « L’égalitarisme du service militaire était une arnaque »
    « Le brassage était géographique, il n’était pas social », écrit-il. « Ceux de notre âge qui étudiaient encore seraient incorporés plus tard, auraient du galon et nous donneraient des ordres. L’égalitarisme du service militaire était une arnaque. Nous la subodorions avant, nous la vivions désormais. » Ou, un peu plus loin, décrivant ses journées de chauffeur du capitaine : « Partir si loin pour faire si peu résumait bien la tragicomédie du service militaire. »

    Le journaliste à l’accent chantant refuse en effet de voir dans ce service national disparu une fabrique idéale de citoyens. « On ne se pose jamais la question pour les femmes, or elles sont bien devenues citoyennes sans ! On devient citoyen dans la société », insiste-t-il. D’autant qu’à ses yeux, l’intérêt du service en ce qu’il confrontait les jeunes gens à d’autres milieux, d’autres lieux, a perdu de sa force : « aujourd’hui, la culture et l’information circulent beaucoup plus. »

    Pour celui qui est une des voix préférées des Français, le verdict est sans appel : « J’avais juste compris que la vie était intéressante ailleurs, et finalement même partout », écrit-il. « C’était cette découverte-là que je devais au service national. Je ne suis pas sûr qu’elle suffise à justifier le remords collectif de l’avoir supprimé. »




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    Message  Rapace Mer 3 Fév - 19:50



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    Bibliothèque du camp

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    Message  ludovic Mer 3 Fév - 19:51




    La grande Histoire dans une petite Courtine


    Dans toutes les guerres il y a des histoires incroyables. Il nous a semblé utile de vous raconter l'une des aventures les plus extraordinaires de la première guerre mondiale.
    Nous pourrions commencer ainsi : il était une fois un petit village perdu dans les sapins de la Creuse où la brume tient lieu d'horizon l'hiver. Des maisons de pierres grises, des toits d'ardoises et des petites rues qui bruissent de cafés improbables. Je vous parle de la Courtine (23 100).


    J'ai eu accès à cette somnolente mémoire en 1988, alors que j'étais en vacances à la Courtine (1). Visitant le petit cimetière qui jouxte l'église, j'ai eu la surprise de découvrir une dizaine de tombes assez délabrées dont les inscriptions étaient en russe.

    Comment des russes s'étaient-ils retrouvés à La Courtine, petite commune située au coeur de la Creuse dans le Limousin ? Et pourquoi avaient-ils été enterrés là ? Qui étaient ces hommes morts si loin de chez eux ? A quelle étrange destinée ces vies avaient-elles été confrontées ? A cette époque, personne n'en parlait. Le vent de l'Histoire ne soufflait pas encore sur les russes morts de la Courtine.

    La Courtine, un camp militaire
    Le village de la Courtine est connu pour abriter, depuis 1901, l'un des plus grands camps militaires français. Chaque Courtinois est, depuis cette date, paysan la journée et patron de bar la nuit. Il y avait plus de bars que d'habitants et on peut encore voir dans certaines rues, les panneaux défraîchis de tous ces estaminets de circonstance. Pendant la guerre de 14-18, le camp est utilisé à la préparation militaire des soldats. Ils y recevaient une brève instruction avant d'être envoyés au casse-pipe, jetés au milieu de la mitraille.

    La France n'a plus de soldats
    Les massacres de 1914 et de 1915 ont presque totalement décimé la relève des armées françaises qui connaissent une très grave pénurie d'hommes. L'état-major français décide alors, en accord avec le Tsar Nicolas II, de puiser dans l'immense réservoir humain de la Russie et demande 40 000 hommes par mois en échange de 450 000 fusils aux armées de Tsar.

    20 000 soldats furent envoyés en 1916 sur le front français par l'allié russe En février 1917, la révolution destitua le Tsar. Un élan révolutionnaire se propagea rapidement au sein du contingent russe. Ces troupes jugées peu sûres par l'Etat-major français furent retirées du front de Champagne et envoyées loin des combats dans la Creuse. Ce sont donc 300 officiers, 16 000 hommes et 1 700 chevaux qui débarquent à la Courtine en juin 1917.

    Opposition entre russes blancs et russes rouges
    La discorde règne entre les troupes loyalistes (les russes blancs) et les communistes nommés les "contaminés" par les militaires français. Si les russes blancs acceptent de continuer à se battre en France, les russes rouges veulent rejoindre leur pays et se battre pour la Révolution. Le 8 juillet, pour éviter le risque d'un ralliement des "blancs" à la cause des "rouges", le général qui commande le corps expéditionnaire russe, décide de quitter le camp en compagnie de tous les officiers blancs et de 6 000 hommes restés fidèles à ce jour.

    Et débute l'épopée des "Courtintzis"
    Le camp de La Courtine devient alors le refuge de 10 000 soldats acquis à la révolution russe et qui ne demandent qu'à rentrer au pays. Les rebelles se baptisent "Courtintzi". Ils élisent comme chef, un Ukrainien, Afanasie Globa, qui parle correctement le français et qui prend la tête des rebelles pour négocier avec les autorités militaires françaises, leur retour en Russie.

    Liberté, égalité, fraternité...
    Pendant les 2 mois que dureront les négociations, les soldats russes vont fraterniser avec la population et participent même aux travaux des champs. On parle d'une belle histoire d'amour entre Globa et la boulangère de la Courtine... C'est dans ce camp, maintenant autogéré par les mutins, que se tiendra le premier Soviet.

    La riposte de l'armée française
    L'État-major français ne pouvait accepter plus longtemps une situation qui risquait d'être prise en exemple par l'ensemble des soldats alliés (de très nombreuses mutineries éclatent partout et des deux côtés du front en cette année 1917), les ordres sont strictes : utiliser la force pour mater la rébellion.

    Le carnage commence
    Début août, 3 000 soldats français sont envoyés, pour aider les russes blancs à reprendre le camp aux insurgés. Le 16 septembre à 10 heures du matin, le premier coup de canon annonce le début de la tragédie. Les mutins y répondent en entonnant "la Marseillaise" accompagnés d'une fanfare. Mais le canon gronde heure après heure... Le pilonnage du camp durera trois jours jusqu'au petit matin froid du 19 septembre où les tirs cessèrent.

    Des volutes de brume glacée s'accrochent encore au sommet des arbres, dans la forêt alentour. Cette ouate naturelle plonge le camp militaire dans un silence oppressant. D'un bâtiment en ruine, les mains sur la tête, les 53 derniers mutins se rendent. Leur chef, Globa, tentera malgré tout de s'échapper avec sa belle boulangère... Ils seront repris.

    Officiellement : 8 tués et 44 blessés
    Selon les chiffres officiels, sur les 8 515 mutins, il n'y a eu que 8 tués et 44 blessés. Officieusement, sur les 10 000, il ne serait resté environ que 8 000 survivants qui ont été traités de manière ignoble et expédiés en Afrique.

    Il est, de fait, impossible de connaître le nombre exact de morts car ils ont été enterrés clandestinement de nuit et on a fait disparaître les traces de toute tombe (sauf la petite dizaine du cimetière de la Courtine mais dont on ignore tout). En mai 1918, Globa, chef de la révolte et un groupe de 53 réfractaires furent enfermés à la prison de l'île d'Aix. (2)

    Il aura fallu attendre le 16 septembre 2012 pour inaugurer (à l'initiative de l'association "La Libre Pensée de la Creuse") le Mémorial de la mémoire à La Courtine, coeur historique de cette tragédie. Il n'existe aucun mémorial semblable en Russie.

    En savoir plus
    (1) Je dois le récit de cette histoire à madame Marandon, amie de longue date de Jean Gavrilenko qui est le fils de l'un des soldats russes de la Courtine.

    (2) Nous recherchons un complément d'informations sur ces prisonniers dont personne ne parle.

    (3) On attend avec impatience le cinéaste qui s'emparera de cette fantastique aventure pour en faire le film qui, n'en doutons pas, réhabilitera la mémoire de ces hommes qui avaient simplement souhaité vivre libre.

    Le site de l'association La Courtine 1917

    Les mutins Russes de la Courtine : à bas la guerre ce documentaire a été réalisé par Télé Millevaches.

    Le Monument de Gentioux "Maudite soit la guerre" et ses valeurs pacifistes

    Héros et mutins : les soldats russes sur le front français, 1916-1918 - France Culture
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    Message  ludovic Mer 3 Fév - 20:00




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