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    Le 1er RCP sur tous les fronts malgré la Covid

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    Le 1er RCP sur tous les fronts malgré la Covid Empty Le 1er RCP sur tous les fronts malgré la Covid

    Message  VERT3 Ven 27 Nov - 17:17

    Pamiers. Plan Vigipirate, missions extérieures, entraînements : le 1er RCP sur tous les fronts malgré la Covid

    Revenu de Côte d'Ivoire où il commandait la force française, le chef de corps du 1er RCP basé à Pamiers, le colonel Simonneau, a répondu à nos questions pour faire le point sur l'activité du régiment en cette période de crise sanitaire.

    Cet été, le régiment a été déployé en Afrique. Pouvez-vous nous parler des différentes missions ?

    Le régiment a tout d’abord été déployé en Côte d’Ivoire. J’ai pris la tête du 43e BMIA de mai à septembre. Près de 250 hommes étaient engagés. Nous avions deux types de missions : contribuer à l’entraînement des forces ivoiriennes et constituer l’élément d’intervention au profit d’éventuelles opérations en Afrique de l’ouest ou d’un éventuel appui de la force Barkhane. Nous nous sommes aussi entraînés. C’est la même mission que le régiment a rempli y a deux ans.

    Le 1er RCP a aussi été déployé en Centreafrique.

    Nous avons aussi des parachutistes (120) engagés en République Centrafricaine. La mission est de former l’armée centrafricaine et de sécuriser des emprises essentielles comme l’aéroport. Les hommes reviendront d’ici fin novembre.

    Et au Gabon.

    Après, nous avons deux détachements de trente personnes chacune au Gabon et au Mali. Au Gabon, ils renforcent la force française en présence. Ils contribuent à la sécurité militaire du pays. Au Mali, ils sont intégrés à la force Barkhane au sein du bataillon constitué par le 1er régiment de hussards parachutistes de Tarbes. Tous rentreront d’ici fin novembre.

    Et maintenant ?

    Le régiment rentre dans une phase d’alerte. Nous avons en permanence 350 parachutistes prêts à partir. Pour le reste, on va essayer de se remettre en condition avec du repos et un entraînement de fond.

    Vous participez aussi à Sentinelle ?

    Nous participons à la mission d’appui des forces de sécurité. La 3e compagnie a été déployée au pays basque et à Paris. Dans la phase qui vient, nous sommes en alerte disponibilité action territoire national. Dernièrement, trente parachutistes sont ainsi partis à Paris. Il y a deux blocs : ceux déployés sur place en patrouille et la disponibilité qui a été déclenchée après les derniers attentats. Cela prouve que cela fonctionne.

    Où en sont les travaux du quartier Beaumont ?

    Ils continuent. Ils consistent en la rénovation d’un bâtiment de vie sur les 7 existants. On les refait tous les 2 à 5 ans.

    Et ceux pour accueillir le nouveau matériel?

    Ils n’ont pas encore commencé. Ils devraient commencer en 2022. Ils permettront d’accueillir les engins du système Scorpion.

    Et tout ça avec la Covid.

    Dans toutes les conditions actuelles, on a démontré notre utilité. On a donc besoin d’être en permanence opérationnelle même en phase de confinement pour partir en mission extérieure ou sur le territoire nationale. Cela fait partie de notre spécificité de militaire. Il nous faut donc poursuivre notre entraînement, c’est notre devoir.

    Le sujet permanent, aujourd’hui d’importance accrue, est de rester en bonne santé. Je dirais comme d’habitude. Mais l’importance est accrue en raison des conditions sanitaires et de la présence du virus. Durant tout l’été on a maintenu les précautions sanitaires en place dans l’esprit et la lettre de ce qui est partout adopté. Mais, nous, nous devons pratiquer le tir, les sports de combat. On a une obligation de capacité physique et d’entraînement. Nous avons donc développé des protocoles sanitaires afin de limiter les risques de propagations du virus. Nous avons fait de plus petites unités, supprimer certains exercices. En plus du nettoyage des armes, il y a une phase de désinfection à la javel.

    Mais nous avons aussi dû maintenir une vie collective. J’ai 600 parachutistes en permanence au régiment. Ils sont à 4 à 6 par chambre. On ne peut pas et ne doit pas arrêter. Alors on s’est organisé avec une part de risques. On ne peut pas séparer les gens alors on privilégie le travail par petit groupe, par chambrée.

    Les Français sont autorisés à faire une heure de sport par jour 1 km autour de leur domicile. Nous, on fait du sport 1 km autour du quartier. En cela, encore plus que d’habitude, le positionnement bucolique du quartier est pour nous une chance.

    Après les parachutistes ne sont pas les personnes les plus à risques...

    Le virus touche tout le monde. Nous pouvons contribuer à le faire circuler, ou porter un risque à nos familles comme les professeurs qui enseignent en lycée.

    Ces changements ont une grosse importance sur la vie du régiment ?

    Cela nous handicape vraiment. Nous avons dû supprimer les activités de cohésion. Les rassemblements ne sont pas directement essentiels, mais ils contribuent à la cohésion du régiment. Plus cela durera plus cela nous mettra en difficulté. Nous avons annulé les activités prévues en relation avec la ville de Pamiers et les Ariégeois. Nous avons limité la Saint-Michel. Nous avons renoncé au bal dans Pamiers et au bal de prestige du régiment. Nous avons aussi annulé le rallye découverte ariégeois, organisé par les lieutenants du régiment. Pour le moment. Par contre, je vais envoyer des groupes de six hommes pour faire de la topographie, avec un minimum de contact. Les choses doivent se poursuivre pour l’entraînement. Nous avons aussi dû arrêter nos relations avec le SCA, qui est bien plus mal que nous. J’ai une pensée pour eux, comme pour les entrepreneurs locaux et les restaurateurs avec qui nous avons des liens. C’est mis en sommeil. Mais cela ne va pas durer. Je garde bon espoir et je continue à planifier les journées portes ouvertes 2021. Faire et défaire, c’est la vie du militaire.
    Source ladépêche.

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